Chaleur tropicale

De Lyon à Singapour en Vélo

Chaleur tropicale

Jour 95 (5 novembre 2018)

Branle-bas de combat avec un réveil énergique à 5h du matin ! A 6 heures, nous sommes dans le train qui nous emmène à la pointe Sud de Mumbai pour éviter de parcourir à vélo les 35 kilomètres de ce bazar géant qui nous séparent du terminal de ferries. Au milieu de notre trajet apparaît un agent ferroviaire qui fait les gros yeux à Rémi : nous nous trouvons bien dans un compartiment à bagages deuxième classe mais… celui-là est réservé aux femmes! Décidément, nous ne sommes toujours pas des pros du train indien !

Nous arrivons ensuite à l’embarcadère après un petit détour (non-voulu) par la majestueuse Victoria Station.

Nous attrapons le bateau de 8 heures, qui nous emmène à une vingtaine de kilomètres au sud de Mumbai, complètement à l’extérieur de la zone urbaine. Après un débarquement musclé et hasardeux de nos vélos par les marins, quelle n’est pas notre surprise de trouver un petite route quasiment déserte et bordée de mangrove.

Nous roulons nos 30 premiers kilomètres sans « trop » de circulation jusqu’à la ville d’Alibag, où nous arrivons affamés et surtout en surchauffe (les températures négatives des hauteurs d’Anakara nous semblent bien lointaines…). Un bon petit poulet massala et un biryani végétarien nous requinqueront, et nous permettront de repartir affronter la fournaise.

On se trouve une chambre pas loin d’une grande plage de sable noir, beaucoup plus sympa que celle de Mumbai : il reste encore quelques ordures sur les bords mais ça commence à être vraiment pas mal. La plage est quasi-déserte, à l’exception de quelques touristes venus passer les jours de vacances de Diwali à l’extérieur de la mégalopole.

 

Jour 96

Après une grosse nuit de sommeil nous repartons aux alentours de 10h vers le sud. L’itinéraire alterne entre route dans une forêt tropicale et chemin côtier.

Nous soufrons rapidement de la chaleur et chaque petite bosse devient un obstacle important à franchir pour nos organismes pas encore vraiment habitués à ce climat.

Heureusement, le panorama est magnifique et il y a les indiens sur leur moto (jusqu’à 5 par engin), qui ralentissent à notre niveau pour échanger quelques mots, nous encourager ou simplement faire de grands signes de la main.

Les appréhensions que l’on avait avant d’arriver se confrontent à la réalité et commencent à s’estomper. Les indiens que nous croisons sont certes curieux mais toujours gentils et jamais oppressants. On espère que cela va continuer…

Le midi, on profite d’être proche des tropiques pour s’arrêter sur une plage de cocotiers, manger du poha qui devient notre nouveau plat préféré et faire une sieste dans un hamac.

Ce petit moment de détente n’aura pas réussi à ressourcer totalement nos organismes et nous ne ferons que 15 kilomètres l’après midi avant de s’arrêter pour éviter la sur-chauffe. Cela nous laisse au moins le temps de profiter de la plage, où nous allons nous baigner au milieu des pêcheurs, qui nous regardent amusés.

 

Jour 97

Fort de notre expérience de pédalage des deux jours précédents, nous décidons de partir tôt pour rouler un peu à la fraîche et surtout pour finir un peu moins sur les rotules ! Les vélos sont enfourchés vers 8 heures 15 et nous commençons notre randonnée cyclable à travers la mangrove, splendide !

Plus nous progressons, plus l’état de la route se dégrade et se transforme en un champs de graviers / trous / bosses avec quelques plaques d’asphalte au milieu, tout ça avec un peu de dénivelé en prime. Cette route, de 40 kilomètres à peine, suffira pour mettre KO les fesses d’Hélène, quelle déception après 3 mois sans irritations ! Heureusement on a toujours le Cetavlon que nous n’avons pas utilisé depuis l’Allemagne !

Nous sortirons de cette route horrible en fin de journée pour rejoindre la ‘highway’ qui va de Mumbai à Goa. En chemin, on imagine une réplique des autoroutes turques avec un poil plus de circulation, ou bien le périphérique parisien aux heures de pointe… qu’est-ce qu’on se marre quand on découvre que l’autoroute est une route simple à double sens !

Nous nous trouvons un petit nid douillet pour passer la nuit, enfin douillet si on fait abstraction du cafard dans la salle de bains, du gros lézard qui tourne sur les murs, du couchage dur comme du cailloux, des trous dans le plafond, des bouts de murs emportés par l’humidité et surtout de notre hôte pas tout jeune qui se balade en serviette du matin au soir.

2 réponses

  1. CHANTAL LARUE dit :

    Super, on constate que l’Inde vous va !!!
    Pour les fesses, il y a aussi « Mitosyl » et …… les couches bébés
    Pour éloigner les petites bébêtes les huiles essentielles diffusées dans de l’eau chaude Eucalyptus par exemple ou simplement du baume du tigre .
    Et puis ….. quand la nourriture va…….. tout va…..
    Gros bisous havrais
    Chantal

  2. René et Brigitte des Landes dit :

    Super de vous retrouver dans de nouvelles aventures! pas toujours évident quand même pour vous deux! Bises

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