Cap sur Mangalore

De Lyon à Singapour en Vélo

Cap sur Mangalore

Jour 107 (17 novembre 2018) & 108

Nous pensions profiter d’une superbe route côtière pour aller jusque Mangalore : c’est raté ! Finalement nous nous retrouvons sur une route assez large nous assurant d’être toute la journée en plein soleil, mais suffisamment loin de  l’océan pour avoir la vue complètement bouchée par la forêt tropicale.

Malgré un tartinage intensif de crème, nous réussissons à prendre nos premiers coups de soleil sur les bras, le nez et les cuisses. Nous faisons donc le choix de ne pas traîner et roulons un peu plus de 150 kilomètres au bruit des klaxons en deux jours, ce qui est vraiment pas mal dans le référentiel indien.

La petite consolation sur cette route pas très passionnante est qu’il y a régulièrement un côté de la route « fermé pour travaux », que nous empruntons avec malice, pour rouler un petit peu plus au calme.

Dans un autre registre, une chose assez pratique pour les touristes que nous sommes est la péréquation tarifaire indienne qui existe sur tout le territoire. Ici que vous archetiez un paquet de biscuit, un tube de crème solaire, un savon ou un jus de mangue, le prix est toujours indiqué noir sur blanc sur l’emballage et est le même dans toutes les boutiques/boui-boui. De notre côté ça nous évite pas mal de prises de tête, même si il y a toujours quelques entourloupes à déjouer de temps en temps.

 

Jour 109

Nous continuons la route 66, puis empruntons sur quelques dizaines de kilomètres une petite route côtière, où l’on voit réellement la mer : une vraie bouffée d’oxygène!

Nous profitons même d’une plage déserte pour une baignade rafraichissante en maillot (pas très commun/bien vu en Inde à part dans l’état de Goa) voire en tenue d’Adam pour certains !

Hélène en profite pour perdre pour la 3ième fois consécutive son téléphone (retrouvé par miracle en Turquie par un guide qui nous l’a fait parvenir par courrier), donc ce sera une communication par mail jusqu’à la Thaïlande.

Quand nous rejoignons l’axe principal, la 66 s’est transformée en vraie autoroute : marquage au sol, terre plein central, panneaux de signalisation, vitesse limitée à 80 km/h et bande d’arrêt d’urgence. On reprends donc nos habitudes turques et on se positionne sur la gauche en se disant que les derniers kilomètres qui restent vont défiler. C’était sans compter qu’ici la bande d’arrêt d’urgence est un zone d’anarchie la plus totale, tout est permis surtout de rouler à contre sens !

Le soir, nous faisons halte dans la ville d’Udupi, et allons nous restaurer dans un excellente cantine. On s’enflamme un peu quand on commande et après un apéro, trois plats en sauce, 2 plâtrées de riz, 2 glaces et un lassi, on se sent un peu ballonnés…On finit notre soirée par des « j’en peux plus » et des « c’était vraiment trop », mais qu’est ce que c’était bon !

 

Jour 110

Ce matin, 55 kilomètres seulement nous séparent de la maison de Joël, du club de vélo de Mangalore, qui a bien voulu nous recevoir pour la nuit. Nous sommes tout excités de passer une soirée chez un local. Bien que la route soit lisse et quasiment plate, la chaleur nous oblige à nous arrêter trois fois en chemin.

Nous arrivons en début d’après midi chez notre hôte qui avec sa femme et ses deux filles parlent un anglais impeccable. Nous papotons un petit peu avec eux, puis Joël met tout en œuvre pour nous trouver la fameuse bouteille de gaz que nous cherchons depuis notre arrivée en Inde. Il lui suffira de quelques heures pour qu’un des fondateurs du club de vélo, que nous rencontrons dans la boutique officielle de celui-ci, nous apporte une bouteille compatible avec notre brûleur, quelle efficacité !

Il nous emmène ensuite, sur proposition de sa fille, manger une glace chez le meilleur glacier de Mangalore : on est un peu perdus pour choisir les parfums mais avec l’aide de ses enfants nous dégustons de très bonnes crème glacées.

Puis, retour à la maison pour rencontrer une autre membre du club de vélo qui est professeur de français et visiblement ravie de discuter avec des natifs. Nous parlons beaucoup de l’école et nous rendons compte que les enfants qui vont dans des écoles centrales* (comme les filles de Joël) maitrisent 3 langues minimum (langage local, Hindi et Anglais), ce qui nous impressionne beaucoup ! Puis nous dégustons un excellent repas avec Joël et sa femme qui nous racontent leur aventures à Dubaï où ils ont vécu une quinzaine d’années.

On va se coucher rincés de notre journée avec un bonne nouvelle : nous évitons la sortie avec les gens du club de vélo prévu à 5h00 demain matin pour faute d’assez de participants ! Le vélo ici c’est de 5h00 à 7h00 du matin, ensuite il fait trop chaud…et nous qui pédalons du matin au soir, ça nous rassure un peu que les indiens nous disent qu’ils souffrent aussi de la chaleur.

* de ce que l’on a compris l’école en Inde existe à trois niveaux différents avec des exigences croissantes : local (enseignement en langue locale), régional (enseignement en Hindi) et central (enseignement en anglais). Les écoles publiques sont uniquement les écoles locales et le reste est en grande majorité privé (hindous, catholique, musulman…). Les examens comme le Bac ou le Brevet étant nationaux, un étudiant d’une école centrale aura beaucoup plus de chances d’obtenir de bons résultats que celui d’une école locale… Quand on explique le système scolaire français jusqu’au lycée, Joël et sa femme sont scotchés.

4 réponses

  1. Madhura Jain dit :

    Bon courage…👍👍

  2. Liliane Lesauvage dit :

    Bon courage bravo superbes photos très colorées et commentaires top !
    Bisous Lili et BOB

  3. Joel dit :

    It was joy hosting you. I hope many more will come forward down south and offer whatever they can and acquaint with you.

  4. Clavel marie claude dit :

    Merci de nous faire partager votre aventure avec de belles photos

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