Du réconfort « made in Switzerland »

De Lyon à Singapour en vélo

Du réconfort « made in Switzerland »

Jours 287 à 289 (14 Mai 2019)

Nous sommes coincés sur l’autoroute 3 qui grossi au fur et mesure que nous descendons vers le Sud. Nous avons bien essayé de trouver un itinéraire bis, mais il n’y en a visiblement pas d’autre pour rejoindre notre destination finale. C’est assez frustrant d’être sur cette route et de voir la nature extravagante qu’il y a tout autour restant inaccessible.

Alors nous essayons quand cela est possible de s’en extraire durant quelques kilomètres, avec plus ou moins de succès. C’est parfois un pur échec quand après avoir rallongé notre itinéraire d’un bon tiers, afin de rejoindre le bord de mer, nous nous retrouvons au beau milieu d’une zone industrialo-portuaire digne de l’entrée de la cité havraise !

Au moins le trafic est un peu moins dense…

Mais parfois, nous avons un peu plus de chance et reprenons une bouffée d’oxygène en suivant des petites routes un peu plus agréables.

En ajoutant quelques dizaines de piqûres de moustiques chacun, une nouvelle perte d’un objectif, 2 crevaisons et du vent de face, nous nous disons qu’il est temps de faire une petite pause.

 

Jour 290

La magie du voyage réside dans le fait que lorsque le moral commence à décliner ça ne dure rarement trop longtemps !

Nous passons une journée tranquille en bord de mer : encore une fois via le réseau Warmshowers, un malais du nom de Pak nous laisse camper dans son Resort-Chalet pour deux jours. Nous sommes les seuls visiteurs en cette saison, et profitons comme il se doit de la tranquillité des lieux pour nous détendre, faire nos lessives et nous reposer.

Dans l’après-midi, Benita et Alan, deux cyclos Suisses en voyage depuis 6 mois se joindront à nous. Commence alors une soirée agréable faite d’anecdotes cyclistes et de récits de voyages qui sera écourtée par une attaque carabinée de moustiques. Chacun rentre dans ses quartiers, et comme nous allons tous les quatre en direction de Singapour, nous décidons de rouler ensemble le lendemain.

Depuis notre arrivée en Malaisie nous n’avions pas croisé un seul cyclo-voyageur, nous avions une peu oublié la magie de ces moments de partage…

 

Jour 291

Notre petit groupe se met en route de bon matin sans gros mystères sur le chemin à emprunter : l’autoroute 3 encore et toujours.

En roulant à deux de front et en papotant sur nos vélos, les kilomètres s’enchaînent sans que nous voyions le temps passer, si bien que nous avons déjà avalé 50 kilomètres à l’heure du déjeuner.

L’après-midi, nous constatons que la pédale gauche du vélo d’Hélène ne sera sûrement pas de la partie pour la suite de notre voyage en Europe car l’un des roulements semble en fin de vie.

Nous abandonnons notre idée de camping et décidons de dormir avec nos compagnons de route dans une guesthouse, car eux ne transporte leur maison. Sur ce coup-là, nous avons eu le nez creux compte tenu du gros orage qui éclate sur la ville d’Endau dans la soirée.

Un petit tour au Ramadam bazaar où nous découvrons le Murtabak (un roti canai fourré à l’œuf, oignons et viande) et un sandwich frit au poulet (ça ne donne pas trop envie comme ça mais c’est délicieux). Le bazar est assez grand, Alan qui est végétarien, arrive même à trouver facilement son dîner, ce qui n’est habituellement pas une chose aisée ici !

Encore un moment plein de bonne humeur, une extinction de voix pour Hélène et nous filons nous coucher, fatigués mais ravis de notre journée !

 

Jour 292

Nous nous séparons de nos amis Suisses en milieu de matinée : ils ont décidé d’aller plonger sur l’île de Tioman et nous de notre côté mettons le cap vers la ville de Johor Barhu, pour visiter cette deuxième ville malaisienne et faire une peu de shopping avant de filer vers Singapour.

Une petite consultation par docteur Bétina (médecin généraliste quand elle ne pédale pas) pour vérifier que la gorge d’Hélène n’a pas été infectée par des bactéries, une prière devant les vélos suisses pour qu’il ne leur arrive rien pendant leur séjour sur l’île et nous quittons la ville d’Endau, en espérant recroiser Bétina et Alan avant notre vol pour l’Europe.

Aujourd’hui, il y a une alternative à l’autoroute 3 que nous empruntons malgré les 15 kilomètres supplémentaires. Et nous avons eu raison : la route côtière est en très bon état, le trafic est moindre, vaches et moutons se baladent librement et nous traversons une forêt tropicale qui semble avoir été protégée des plantations de palmiers.

Cet épisode cycliste est revigorant et nous arrivons en début d’après-midi dans la ville de Mersing enchantés de notre journée.

Une réponse

  1. Denis dit :

    Ouf ! ça fait plaisir de retrouver un vrai blog .
    Bonne route à tous les deux .
    Bises , Denis

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