L’Europe ou le plaisir des choses simples

De Lyon à Singapour en vélo

L’Europe ou le plaisir des choses simples

Jour 303 (30 mai 2019)

Douze heures d’avion et nous revoilà en Europe ! Nous débarquons un peu mâchés mais pas si mal reposés, et attendons nos vélos avant de partir à la conquête de la capitale Grecque. Une demi-heure plus tard, nous récupérons et remontons nos montures qui ont voyagé sans encombres, si ce n’est un petit impact sur le cadre d’Hélène.

Ça n’a pas l’air très grave, mais nous resterons vigilants la semaine qui vient afin de vérifier que la déformation n’évolue pas…

Nous nous mettons en route en direction de notre hôte Warmshowers qui vit dans la banlieue nord de la ville, mais ne résistons pas à l’appel du fromage et nous arrêtons en chemin pour pique-niquer. Au menu : pain, fromage, humus et yaourts, c’est un peu la fête ! Nous sommes enchantés de retrouver ces mets si simples qui nous avaient tant manqué ces 6 derniers mois.

Le climat, un peu moins tropical, nous paraît parfait : ensoleillé mais pas trop chaud. Il n’est même plus insupportable de rouler entre 12h et 15h ! Nous arrivons dans l’après-midi chez Georges et essayons (sans succès pour Hélène) de ne pas tomber dans les bras de Morphée avant 20h, de manière à se remettre rapidement à l’horaire européen.

Notre hôte étant sorti pour la soirée, nous avalons une plâtrée de pâtes au fromage et filons au lit, en ayant l’impression rassurante d’être rentrés chez nous… Plus que 3000 kilomètres et nous y serons vraiment, en attendant il n’y a plus qu’à découvrir ces contrées du Sud-Est de l’Europe, encore parfaitement inconnues pour la grande majorité !

 

Jour 304

Directement sortis d’Athènes, nous attaquons une première belle bosse de 900m.

Les lacets nous offrent une montée agréable, entouré d’un paysage somptueux.

La journée s’enchaine au rythme des montés et descentes successives.

Aujourd’hui, des petites choses assez habituelles nous apportent beaucoup de plaisir, comme par exemple la possibilité de boire l’eau du robinet ou le fait d’avoir des bords de routes propres. Ce sont des petits riens lorsque nous sommes dans un quotidien européen mais qui changent la vie après plusieurs mois hors du continent.

Petite anecdote : Rémi n’avait pas vu de tortue en Asie, nous en croiserons une belle de plusieurs kilogrammes sur notre route !

Ce ne sont pas tout à fait les mêmes que leurs cousines asiatiques mais cela suffit à lui donner la banane.

Le soir nous nous trouvons un spot de camping dans la forêt, avec un beau point de vue sur les plaines alentours.

Nous apprécions la longue soirée, le couché de soleil vers 21h et l’absence de moustiques. Contents d’être de retour “à la maison”.

 

Jour 305

Après 11 petites heures de sommeil nous attaquons notre journée par notre habituel porridge malaisien, qui nous permet de tester notre nouveau brûleur à essence. Fort de notre expérience passée et de nos problèmes de mauvaises odeurs (d’essence) dans les pochettes, nous avons opté pour un brûleur tout intégré où il ne faut pas retirer la pompe à chaque utilisation.

Notre pari se révèle gagnant car avec cette solution, le brûleur ne sent pas mauvais et cerise sur le gâteau il produit moins de résidus de combustion, qui avaient tendance à tâcher nos affaires.

Un passage au supermarché pour faire les courses et nous en profitons pour donner à la banque alimentaire nos restes de nourriture asiatique que nous avions acheté pour dépenser nos derniers dollars singapouriens. En effet, au vu de tout ce que nous trouons de délicieux ici, plus question de manger les mêmes biscuits un peu secs que nous ingurgitons depuis 5 mois.

Une fois sur nos vélos, nous passons la journée pas trop fréquentée à contempler le paysage qui défile à droite et à gauche : champs d’oliviers, vignes, champs de blé, montagnes enneigées, collines de pins… le tout avec un grand soleil, c’est magnifique !

Les villages que nous traversons sont paisibles, et la vie de ses habitants nous semble plus que douce à cette période de l’année.

Après la pause goûter, le pneu avant d’Hélène semble un peu sous gonflé par rapport à son voisin arrière. Encore une crevaison lente, ce qui porte notre compteur au score de 11-5. Rémi se propose gentiment de faire la réparation pour le plus grand bonheur de sa partenaire.

3 réponses

  1. chantal larue dit :

    Les crevaisons en Europe, rien de meilleur!!!!!
    des bisous

  2. Judith dit :

    Gros bisous … ça fait plaisir de vous savoir de plus en plus proches.

    Et oui on a de la chance d’être né en Europe et les voyages nous en font prendre conscience !

  3. Gabriel dit :

    Super Rémi et Hélène. c’est toujours aussi beau.

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