Macédoine express

De Lyon à Singapour en vélo

Macédoine express

Jour 312 (8 juin 2019)

Nous parcourons nos 30 derniers kilomètres Grecs et passons la frontière Macédonienne en fin de matinée.

La démarcation entre les deux pays coupe un grand lac en deux. Nous avons décidé de nous y arrêter pour la nuit car nous avons rattrapé une partie du retard sur notre rétroplanning. En roulant le long du lac pour trouver un hébergement, nous nous croyons à Annecy : tout un côté de l’étendue d’eau est surplombée de montagnes.

Nous rencontrons un couple de cyclos Suisses qui arrivés la veille en pleine nuit, nous déconseillent le camping local testé en urgence.

Pour déjeuner, nous découvrons les excellents “burek”, feuilletés au fromage frais et retrouvons le pain “vent” officiel de la Serbie : pas mauvais frais mais impossible de le garder plus d’une demi-journée, tellement il sèche rapidement !

N’ayant pas trouvé d’hébergement à notre goût nous repartons en milieu d’après-midi, après une baignade où il nous est assez difficile de rentrer dans l’eau… Nous nous étions finalement bien habitués à l’eau asiatique à 30°C !

En sortant de la ville nous retombons sur les cyclos Suisses qui nous parlent d’un plan camping alternatif trouvé par une famille de vélo-voyageurs qu’ils ont aperçu un peu plus tôt. Nous nous joignons donc à eux et allons à la rencontre de cette famille… de 6 bretons : le papa, la maman et 4 garçons âgés de 5 à 13 ans qui voyagent pendant une demi-année à travers l’Europe.

Nous campons tous devant un bar fermé qui donne sur le lac, et avons même le droit d’assister à l’exposé de deux des enfants sur la Macédoine du Nord. Ces derniers manquant l’école durant 6 mois ont un programme de révisions qui varie en fonction de la progression du voyage à vélo.

 

Jour 313

Après avoir été réveillés toutes les heures par une tempête nocturne, nous nous levons aux aurores (5h30) pas très frais, pour plier la tente, le vent forcissant d’avantage…

Un petit déjeuner en compagnie des autres cyclos et chacun repart de son côté car nous n’avons pas vraiment le même rythme sur le vélo.

Pour cette étape, nous nous retrouvons par hasard au milieu d’un rassemblement de cyclistes bulgares. Cette centaine de sportifs réalisent une boucle passant par la Grèce, la Macédoine et la Bulgarie. C’est assez amusant de les observer, le groupe étant très hétéroclite, allant du cycliste tout équipé au vélo carbone flambant neuf, à la mamie en mini-short éponge tout droit sortie de l’ex-URSS des années 70, équipée d’une monture de la même époque.

Nous roulons parmi ce groupe très étalé durant toute la matinée et prenons un malin plaisir à en doubler un certain nombre dans les côtes, malgré notre paquetage.

L’après midi, c’est une autre affaire, nous subissons le manque de sommeil, ainsi que le vent de face. Nous en bavons jusqu’à la borne 73 ou nous trouvons un champs pour planter la tente.

Une plâtrée de pâtes et l’équipe est endormie autour de 19h.

 

Jour 314

Après cette bonne nuit de repos, nous repartons frais & dispos et pédalons avec entrain toute la matinée, jusqu’à la ville de Sthip. Nous devons visiter pas moins de quatre magasins pour finaliser nos courses. Après la profusion Grècque, c’est tout bizarre de retrouver des magasins pas très fournis.


En repartant, énième crevaison pour le pneu Thaï de Rémi, heureusement nous trouvons une station service et un compresseur dans les environs pour réparer.


Nous montons dans les collines et réalisons un peu tard qu’il va nous manquer de l’eau pour la cuisine de ce soir (et surtout pour la vaisselle qui s’en suit). Pas de village à proximité, ni de cours d’eau, nous nous arrêtons donc dans ce qui ressemble à une coopérative agricole où par chance nous trouvons une fontaine.

Nous sommes reçus chaleureusement par deux agriculteurs et l’un d’entre eux nous offrira fièrement deux pains “vents” complets, faits avec la farine de ses blés. Nous avons peur de perdre l’un des deux pains, mais ne savons pas comment refuser ce demi-cadeau. Finalement,le pain s’avèrera excellent et nous en viendrons à bout le lendemain midi, sans en jeter une miette !


Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons un terrain à peu près plat pour poser la tente et dégustons nos pâtes pesto auxquelles nous ajoutons 250 grammes de fromage local : trop savoureuses après ces 8 derniers mois de voyage !

 

Jour 315

Nous remballons nos affaires sous un grand ciel bleu et nous dirigeons vers la frontière Serbe que nous franchissons comme des rois. Nous sommes applaudis par des élèves Polonais en voyage scolaire et accueillis par des coquelicots de part et d’autre de la route, semblant former un tapis rouge !

Nous retrouvons ce sentiment motivant et entraînant, provoqué par le passage régulier des frontières. La Serbie sera le seul pays que nous aurons traversé à l’aller, comme au retour, de nos itinéraires européens. Nous nous sentons donc presque à la maison :-).

Après une averse que nous évitons à l’abri dans une station essence, nous nous remettons en selle et retrouvons les routes cabossées, ainsi que la conduite Serbe toute en “douceur” et ses chauffeurs roulant beaucoup trop au dessus des limitations à notre goût.

71 kilomètres plus tard nous trouverons un groupement de maisons abandonnées pour passer la nuit. Un petit coup de ménage et nous sommes au top pour y passer la nuit !

Nous sommes assez surpris de trouver autant de battisses abandonnées sur notre route, sachant qu’un bon quart d’entre elles sont souvent quasiment neuves et inachevées dans leur construction…

Insecte non identifié croisé sur la route (corps d’environ 5 centimètres de long)

Une réponse

  1. chantal larue dit :

    Bonne continuation
    des bisous
    Chantal

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